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Sunday, May 1, 2016

FRANCE : Optimum Tracker fait entrer le tracker solaire dans l’ère des objets connectés


Optimum_Tracker

Grâce à trois brevets innovants, Optimum Tracker fait bouger l’industrie du solaire en créant une nouvelle génération de tracker qui améliore encore les performances des centrales photovoltaïques par temps nuageux. Quand le tracker entre dans l’ère du digital !

Optimum Tracker, spécialiste de la conception, la production et l’installation de tracker solaires sur les centrales photovoltaïques de grandes envergures vient de déposer trois brevets pour la création d’une application innovante : Opti-SkyControl. Elle analyse en temps réel la nébulosité du ciel et adapte en fonction l’inclinaison des trackers pour permettre une production optimisée lorsque les rayons du soleil sont diffus. « A travers cette innovation hardware et software, nous avons voulu doter d’intelligence des produits qui jusqu’à présent n’embarquaient que des innovations mécaniques. C’est une révolution dans le domaine du tracker : on ouvre la voie à des produits en phase avec notre temps, de plus en plus performants et au service de la révolution énergétique » précise Madyan De Welle, co-fondateur d’Optimum Tracker et Directeur de l’Innovation.

Opti-SkyControl : un grain de production jusqu’à 2% selon les mois.

Grâce à un algorithme prédictif, une caméra hémisphérique et des capteurs photosensibles mesurant l’intensité lumineuse, le système est capable de faire des prévisions à court terme de l’évolution de la masse nuageuse. En fonction de quoi, il calcule l’angle d’inclinaison optimale du tracker pour obtenir la luminance solaire la plus élevée dans ces situations de lumière diffuse. Afin d’être encore plus précis, l’Opti-SkyControl prend en compte le type de longueur d’onde qui sont plus productives pour les panneaux solaires installés sur le site, pour que leur orientation se fasse vers le point lumineux du ciel le plus efficace pour les panneaux.
« Nous avons intégré de l’intelligence artificielle dans le tracker : l’algorithme analyse ses précédentes prévisions pour améliorer ses prévisions futures. Il est aussi capable de reconnaitre le type de nuage grâce à une base de modèles déjà appris, et de l’enrichir grâce aux analyses effectuées sur le lieu d’implantation. Cela permet de faire des prévisions à plus long terme et plus précises en fonction du comportement nuageux local » explique Madyan De Welle. Qui dit prévision long terme de la cartographie du ciel dit meilleur rendement de production. Car l’Opti-SkyControl commande au tracker de passer en mode « suivi de la lumière diffuse » uniquement quand l’algorithme prévoit un temps de maintien minimal de l’angle optimal de captation, afin qu’il y ait un réel grain de production. Les études du laboratoire ARMINE des Mines de Paris, spécialisé dans le calcul de productible des systèmes photovoltaïques, quantifient les grains de production de +0.4% à +2% par mois selon la période sur différents points du globe.

Sunday, April 3, 2016

SUISSE : La pérovskite, le matériau miracle des alchimistes suisses du photovoltaïque

CSEM_logo


Des chercheurs suisses du CSEM développent une nouvelle technologie pour capter l'énergie solaire afin de rendre les cellules plus efficientes et plus avantageuses. Trois organisations suisses ont démarré avec leurs neuf partenaires internationaux un projet européen de recherche qui vise à développer une nouvelle génération de cellules photovoltaïques. Ces cellules utiliseront la technologie photovoltaïque à base de pérovskite*, une technologie qui pourrait se révéler très efficiente et moins chère qu'aujourd'hui. Le CSEM coordonne ce projet baptisé CHEOPS et devisé à 5 millions d'euros. 

La technologie photovoltaïque à base de pérovskite fait référence à une nouvelle catégorie de matériaux dotés d'une structure cristalline particulière. Elle présente de belles perspectives d'avenir en termes de coûts de fabrication et d'efficience. Aujourd'hui, cette technologie ne s'applique que pour des petites surfaces produites en laboratoire avec une durée de vie limitée. Le projet CHEOPS ambitionne de développer cette innovation afin de permettre à l'économie et à la société d'en profiter. Les partenaires impliqués dans le projet vont chercher à améliorer la technologie actuelle en développant une cellule tandem dont la partie supérieure sera composée de pérovskite, mais dont la base restera en silicium. 

Passer du laboratoire à l'industrie 

« En tant que chercheur, on ressent un énorme enthousiasme en atteignant une efficience record avec une cellule d'un millimètre carré », relève Sylvain Nicolay, responsable des revêtements photovoltaïques au PV-centre du CSEM et coordinateur du projet CHEOPS. « Nous avons toutefois besoin de modules d'au moins 15 centimètres sur 15 centimètres pour convaincre l'industrie du potentiel de cette technologie et nous devons garantir leur stabilité à long terme ». Un autre objectif du projet est de permettre de produire facilement ces cellules dans l'environnement industriel actuel. 

Le meilleur de deux mondes : des cellules tandem 

Les chercheurs s'orientent vers des cellules tandem composées d'une cellule en silicium cristallin et d'une autre en pérovskite. « De telles cellules peuvent capter un spectre de lumière plus large que les cellules simples, ce qui devrait pousser leur rendement vers les 30% », explique Christophe Ballif, directeur du PV-centre du CSEM. A plus long terme, les capacités de production actuelles, conçues pour le silicium, n'auront peut-être besoin que d'adaptations mineures pour être en mesure de produire ces nouvelles cellules. La couche en pérovskite sera simplement ajoutée à la cellule conventionnelle afin d'agir comme un « booster » d'efficacité. 

Contribuer à la « démocratisation » de l'énergie solaire 

Le CSEM et ses partenaires se réjouissent d'unir leurs efforts au sein de ce projet européen, forts de la conviction qu'il est essentiel d'améliorer inlassablement l'attractivité de l'énergie solaire en abaissant son coût et améliorant son rendement. La technologie photovoltaïque à base de pérovskite peut permettre un pas important en ce sens, un véritable gap technologique tout en offrant de précieuses nouvelles opportunités de développement pour les entreprises actives dans ce secteur.

*Du nom d'un minéralogiste russe, la pérovskite est un matériau créé par les chimistes dans les années 80, à partir d'un cristal présent dans certaines roches. Elle présente des propriétés exceptionnelles et très variées.

USA : EDF EN met en service un nouveau système de stockage aux Etats-Unis pour répondre à l’intermittence des EnR



EDF Energies Nouvelles vient de mettre en service via sa filiale nord-américaine EDF Renewable Energy, un système innovant de stockage, combinant une batterie de stockage d'énergie et un logiciel de conduite informatisée. L'installation McHenry permet de fournir près de 20 MW de puissance (40 MW de capacité dynamique) et de piloter une réserve d'énergie pour stabiliser la fréquence du réseau électrique au niveau local. 

Installé dans le comté de McHenry dans le Nord de l'Illinois, ce système de stockage d'énergie McHenry est notamment composé de 11 containers de 1,8 MW, chacun équipé de batteries lithium-ion fabriquées par la société BYD America, leader mondial de batteries rechargeables. Raccordé au réseau électrique local, l'installation McHenry est pilotée par un logiciel de gestion de l'énergie performant développé par EDF Store & Forecast, société créée à partir d'équipes d'EDF R&D. Ce dernier permet de contribuer à la stabilité de la fréquence du réseau électrique local en gérant précisément et rapidement, la charge ou la décharge de la batterie pour fournir/absorber de la puissance en cas de baisse/hausse de la fréquence, sur consigne de l'opérateur de réseau. 

L'installation McHenry constitue ainsi une réserve dynamique de puissance mise à la disposition du gestionnaire de réseau électrique PJM (Pennsylvania - New Jersey - Maryland). Le stockage d'énergie par batterie et son pilotage intelligent constituent un service qui s'inscrit dans la continuité du métier de producteur d'électricité d'EDF Energies Nouvelles. Il peut être utilisé notamment pour lisser localement l'intermittence de la production éolienne ou solaire photovoltaïque. 

Un an après la mise en service en Guyane de la centrale solaire Toucan (5 MWc) avec stockage d'énergie, le projet McHenry est la deuxième réalisation d'EDF Energies Nouvelles dans le domaine du stockage. La filiale du groupe, EDF Renewable Energy, développe actuellement 100 MW de projets de stockage supplémentaires en Amérique du Nord.

FRANCE : EDF en accord avec l’UE sur la réforme du marché de l’électricité

EDF en accord avec l’UE sur la réforme du marché de l’électricité
En photo : EDF soutient les initiatives de l’Union européenne pour réformer le modèle du marché de l’électricité en Europe. © MEDEF.

Lors de sa participation à la 2e édition de l’EU Energy Summit, rendez-vous regroupant à Bruxelles l’ensemble des grands acteurs de l’énergie, Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, a rappelé la nécessité d’une réforme rapide et profonde du modèle de marché de l’électricité en Europe. Et ce, pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et des consommateurs.

La firme française souhaite en particulier mettre en relief deux actions prioritaires sur lesquelles la réforme du modèle de marché devrait se concentrer afin d’assurer un mix électrique bas carbone en Europe : instaurer sans délai un prix plancher significatif du CO2 au sein de l’UE, de sorte d’encourager les investissements dans des moyens de production à base de combustibles non fossiles (selon les estimations actuelles, un prix plancher du carbone à un niveau minimum de 30/ 40 euros aurait un tel effet incitatif) et favoriser la mise en place de véritables mécanismes de capacité de façon à garantir dans la durée et malgré les turbulences du marché, la sécurité d’approvisionnement énergétique du continent dans le meilleur intérêt de tous les consommateurs.

« La Cop 21 a montré que l’électricité est appelée à jouer un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique, a expliqué Jean-Bernard Lévy. Par son mix énergétique et l’importance de ses investissements, EDF soutient activement les travaux engagés par la Commission européenne dans le domaine de l’énergie, et appelle à une redéfinition du modèle européen du marché de l’électricité afin de concilier l’intérêt des consommateurs et les enjeux de la transition vers un monde bas carbone. »


FRANCE : Une solution béton pour stocker l’énergie solaire à faible coût présentée sur France Inter à La Tête au Carré

logo de Énergiestro


Voir la technologie ici 

Matthieu Vidard, le sémillant présentateur de La Tête au Carré recevait vendredi 19 février dans le Clud des Têtes au Carré, André Gennesseaux fondateur d'Energiestro et lauréat du prix mondial de l'innovation venu présenté son concept de stockage de l'énergie solaire. « J'ai trouvé un moyen de résoudre le problème de l'énergie avec du béton, du béton pour alimenter le réseau électrique, éclairer, chauffer. Ma solution consiste à comprimer le béton avec un enroulement sous tension tout autour, de telle manière que le béton reste en compression jusqu'à la vitesse maximale. Pour simplifier, on va dire que nous le ficelons comme un rôti. Et notre grand projet est de créer de grandes centrales photovoltaïques dans des endroits très ensoleillés comme les déserts de manière à alimenter le réseau mondial avec une énergie propre et bon marché. Avec un coût de stockage aussi faible, les énergies renouvelables vont enfin pouvoir remplacer les énergies polluantes ». C'est ainsi qu'André Gennessaux a présenté son innovation lors du TEDx de Paris, un passage repris en préambule de l'interview radio.

En fait, depuis près de quinze ans, André et son épouse Anne Genneseaux, travaillent sur la question du stockage de l'électricité produite par l'énergie solaire afin de répondre à l'intermittence de la production. Trop chers, les volants à inertie acier ont laissé place ces derniers mois à un volant en béton VOSS, qui apporte un coût bien plus faible, à l'achat et à l'entretien, et un bon rendement. VOSS arrive à un coût de moins de 200 dollars par kilowatt-heure, contre environ 400 à 500 dollars avec des batteries lithium-ion. A noter que l'entretien de VOSS ne coûte à peu près rien et la durée de vie est presque infinie, là où les batteries cale après quelques milliers de cycles.

Parmi les problèmes rencontrés, la résistance du béton en traction résolu par ficelage du béton via une fibre qui a fait l'objet d'un brevet. Ainsi ficelé, le béton résiste à des rotations aux alentours des 1000 km/h. Economique, résistant, performant, VOSS serait donc promis à un bel avenir. Les particuliers, les opérateurs de réseaux électriques, les pays en développement, sont demandeurs. Des unités de stockage permettraient d'électrifier des régions entières avec des sources d'énergies renouvelables. La commercialisation pourrait commencer dans deux ans.

EUROPE : Bruxelles veut optimiser les systèmes de chauffage et de refroidissement

a Commission européenne a présenté le 16 février la première stratégie destinée à optimiser les systèmes de chauffage et de refroidissement dans les bâtiments et l'industrie. Ce secteur représente 50 % de la consommation annuelle d'énergie de l'UE.


Que représente le secteur du chauffage et du refroidissement en Europe ?

"Actuellement, 50 % de la consommation annuelle d'énergie de l'UE est imputable à ce secteur. Il représente 13 % de la consommation de pétrole et 59 % de la consommation totale de gaz de l'UE (utilisation directe uniquement), soit 68 % du total des importations de gaz." 

"En effet, en Europe, les bâtiments sont anciens, ce qui pose divers problèmes : Près de la moitié des bâtiments de l’UE possèdent des chaudières installées avant 1992 et dont le rendement est inférieur à 60 %; 22 % des chaudières à gaz, 34 % des chauffages électriques directs, 47 % des chaudières au fioul et 58 % des chaudières à charbon ont dépassé leur durée de vie technique."

"La rénovation des bâtiments existants pourrait permettre de réduire la consommation d'énergie mais le taux de rénovation est actuellement inférieur à 1 %."

"Le secteur utilise peu de sources d'énergie renouvelables: la principale source d'énergie primaire utilisée pour le chauffage et le refroidissement est le gaz naturel (46 %), suivi du charbon (environ 15 %), de la biomasse (environ 11 %), du fioul (10 %) de l'énergie nucléaire (7 %) et de certaines sources d'énergie renouvelables (éolien, photovoltaïque et hydroélectricité, environ 5 %). Les autres sources d'énergie renouvelables, telles que l'énergie solaire (thermique), la chaleur ambiante et l'énergie géothermique représentent au total 1,5 % de la consommation, et les autres combustibles fossiles 4 %. La part globale des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie primaire du secteur du chauffage et du refroidissement est actuellement de 18 % et il est tout à fait possible de l'accroître."

"Le gaspillage d'énergie est trop important: selon les estimations, la chaleur générée par les processus industriels et dissipée ensuite dans l'atmosphère ou dans l'eau permettrait de satisfaire la totalité des besoins en matière de chauffage des secteurs résidentiel et tertiaire de l’UE[1]."

Que prévoit la stratégie ?

"Pour mettre fin à la déperdition d'énergie dans les bâtiments, maximiser l'efficacité et accroître la part des énergies renouvelables, la stratégie de l'UE en matière de chauffage et de refroidissement prévoit les actions suivantes :

1) Faciliter la rénovation des bâtiments

Élaboration d’une panoplie de mesures destinées à faciliter la rénovation des immeubles à plusieurs appartements, telles que l'installation d'équipements de chauffage et de refroidissement modernes (pompes à chaleur, par exemple), l'utilisation de matériaux d'isolation et la fourniture d'une assistance sur les étapes à suivre.

Un meilleur partage des gains permettant aux locataires comme aux propriétaires de tirer parti des investissements consentis pour rénover les bâtiments et appartements anciens, ou pour remplacer leurs installations de chauffage anciennes par des systèmes modernes performants utilisant les sources d’énergie renouvelables ou la chaleur provenant de réseaux de chauffage urbains intelligents de nouvelle génération.

Promotion de modèles d’efficacité énergétique éprouvés pour les bâtiments scolaires et les hôpitaux publics, afin de fournir aux autorités concernées des exemples concernant le recours à des sociétés de services énergétiques, l'utilisation de contrats de performance énergétique et de marchés publics ou de solutions d'auto-consommation pour rendre ces bâtiments plus efficaces, des conseils sur la rénovation énergétique et sur l'installation de systèmes de chauffage et de refroidissement faisant appel à des sources d'énergie renouvelables propres. Cela permettra aussi de faire baisser les coûts du matériel pédagogique, des ordinateurs, des installations sportives, des bibliothèques ou des cantines, par exemple, et d'accroître le pouvoir d'achat.

Renforcement de la fiabilité des certificats de performance énergétique, lesquels seront réévalués dans le cadre de la révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments. Les consommateurs et les investisseurs pourront ainsi bénéficier d'informations claires sur l'utilisation des énergies renouvelables dans les bâtiments et les signaux adressés au marché favoriseront le recours à ce type d'énergie dans les bâtiments. 

2) Accroître la part des énergies renouvelables

Aujourd'hui, le secteur du chauffage et du refroidissement est encore largement tributaire des combustibles fossiles. Les énergies renouvelables ne représentent que 18 % de l'approvisionnement en énergie destinée au chauffage et au refroidissement. La stratégie en matière de chauffage et de refroidissement met en évidence la complémentarité entre l'efficacité énergétique et le déploiement des énergies renouvelables.

Les possibilités d'accroître la part de solutions fondées sur les énergies renouvelables dans les bâtiments seront examinées dans le cadre des futures révisions des directives sur la performance énergétique des bâtiments et sur les sources d’énergie renouvelables.

Des aides financières en faveur du déploiement de technologies fondées sur les énergies renouvelables sont disponibles au titre des fonds structurels et d’investissement européens, du programme de recherche et d’innovation «Horizon 2020» et du plan stratégique pour les technologies énergétiques. 

3) Réutilisation de l'énergie résiduelle provenant de l'industrie

Les installations industrielles et de production d'électricité génèrent d'importantes quantités de chaleur et de froid résiduels qui, actuellement, ne sont pas utilisées et se dissipent dans l'atmosphère ou dans l'eau.

Un certain nombre de solutions peuvent être mises en œuvre:

- alimentation directe par un système de chauffage urbain : c'est déjà le cas en pratique, par exemple à Göteborg, en Suède, où plus de 90 % de tous les immeubles à appartements sont chauffés par la chaleur résiduelle provenant des installations industrielles du voisinage (raffineries et usines chimiques), de l'incinération des déchets et de la cogénération (production simultanée d'électricité et de chaleur, les deux produits étant consommés) et acheminée par un réseau de chauffage urbain de 1000 km;

- refroidissement par la cogénération et les refroidisseurs à absorption, qui transforment la chaleur en froid et pourraient être utilisés dans des bâtiments desservis par un réseau urbain. L'absorption est un processus qui convertit la chaleur résiduelle provenant d'incinérateurs de déchets ou de raffineries par exemple, pour l'utiliser, pendant les mois d'été, dans des applications de refroidissement. Cette solution est déjà mise en pratique dans de nombreux systèmes de refroidissement urbains. Ainsi, à Vienne, pendant l'été, le système de refroidissement urbain fournit du froid à partir de la chaleur produite par l'incinérateur de déchets avec système de cogénération;

- développement des infrastructures: Les autorités nationales et locales peuvent jouer un rôle capital en déterminant leur potentiel économique en matière de chaleur ou de froid résiduel, en créant les réglementations appropriées et en aidant au développement des infrastructures nécessaires pour exploiter ce potentiel. 

4) Faire participer les consommateurs et l'industrie

Consommateurs: les propriétaires, les locataires, les gestionnaires de bâtiments et les autorités publiques devraient pouvoir prendre, en connaissance de cause, des décisions sur la rénovation des bâtiments, les solutions en matière de chauffage/refroidissement fondées sur des énergies renouvelables, les possibilités d'économiser de l'énergie en utilisant des outils avancés de mesure, facturation, contrôle en temps réel du chauffage et du refroidissement et systèmes automatisés. Ils doivent disposer de moyens accrus pour comprendre ce qu'ils peuvent faire, comment structurer leurs projets et accéder au financement.

Industrie: l’industrie représentait plus d’un quart de la consommation finale d’énergie de l’UE en 2012. La plus grande partie de l'énergie utilisée dans ce secteur, soit 73 %, était destinée au chauffage et au refroidissement.

Dans les industries à forte intensité énergétique, on recense trois moyens principaux d'améliorer l'efficacité énergétique du chauffage et du refroidissement. (1) l'amélioration des processus industriels eux-mêmes, (2) l'intégration de la chaleur entre processus de différentes installations (et l'intégration d'autres énergies et ressources) pour récupérer la chaleur excédentaire sur les sites, et (3) le transfert, par des réseaux de chaleur, de la chaleur à basse température non utilisée vers des consommateurs de chaleur du voisinage extérieurs au site industriel, tels que les municipalités."

Quels sont les avantages attendus ?

"La mise en œuvre de la stratégie devrait se révéler bénéfique pour tous, et notamment pour :

Les particuliers : les Européens jouiront de meilleures conditions de vie, d'un confort accru et d'une meilleure santé. Ils bénéficieront d'un environnement de meilleure qualité qui sera durable pour les générations futures, et ils verront diminuer leurs dépenses mensuelles et annuelles de chauffage. Par exemple, si votre maison est équipée d'une chaudière à gaz traditionnelle qui utilise 20 MWh d'énergie par an, la remplacer par une nouvelle chaudière à gaz à condensation pourrait vous permettre d'économiser 275 euros par an. Des systèmes de chauffage efficaces, fondés sur les sources d’énergie renouvelables, tels que des pompes à chaleur combinées avec des chauffe-eau solaires, peuvent faire baisser les dépenses annuelles en énergie d'un ménage de 1500-2000 euros à 300-500 euros. En outre, les consommateurs passifs actuels peuvent échapper, dans une certaine mesure, aux fluctuations des prix de l'énergie et même devenir des «prosommateurs», c'est-à-dire de petits producteurs d'énergie renouvelable qui vendent leur énergie excédentaire sur un marché libéralisé;

Les travailleurs : la fabrication et l'installation d'équipements et de matériaux efficaces en énergie et fondés sur les énergies renouvelables sont des activités à forte intensité de main-d'œuvre, susceptibles de créer, en moyenne, deux fois plus d'emplois que la fabrication et l'installation d'équipements de production d'énergie conventionnels. Les biens et services efficaces en énergie vendus en 2010 ont permis de créer environ 900 000 emplois directs et 2,4 millions d'emplois indirects en Europe;


L'industrie: Il est possible de faire baisser les coûts énergétiques de 4 à 10 %, avec des investissements récupérés en moins de 5 ans."

"Cela entraînera également une réduction des émissions de CO2 et de la pollution atmosphérique :

Compte tenu des objectifs climatiques de l'UE, on s'attend à une baisse de 42 % à 56 % de la demande de chauffage et de refroidissement d'ici à 2050, qui devrait entraîner une diminution correspondante des émissions de CO2. Le secteur devrait jouer un rôle capital dans la réduction des émissions.


Comment se situe l'Europe par rapport à d'autres régions du monde ?

"L'Europe est un acteur mondial de premier plan dans le domaine de l'efficacité énergétique et de l'énergie renouvelable :

- plus de 90 % des chaudières à haut rendement utilisant les énergies renouvelables vendues et utilisées en Europe ont été développées et fabriquées par des entreprises européennes;


- l'Europe est la région du monde où la part de la cogénération dans la production d'électricité et de chaleur est la plus élevée, devant les États-Unis et le Japon;


- elle est aussi le berceau de nouvelles technologies émergentes telles que la cogénération par pile à combustible et le chauffage et le refroidissement géothermiques. Ses entreprises innovantes du secteur du chauffage et du refroidissement urbains n'ont pas de concurrents capables de rivaliser avec elles en matière de produits et d'expertise. Elles exportent et installent leurs systèmes exclusifs en Chine, en Corée du Sud, en Russie ou encore au Moyen-Orient." 

Quelle est la vision à long terme ?

"L'Europe veut décarboner son parc immobilier d'ici à 2050. Cela signifie que l'Europe économiserait tous les ans environ 40 milliards d'euros sur ses importations de gaz et 4,7 milliards d'euros sur ses importations de pétrole. Les émissions de CO2 de l'UE seraient réduites de 30 % et les Européens verraient leurs dépenses domestiques de chauffage et de refroidissement baisser de 70 %. La pollution atmosphérique due au chauffage et au refroidissement diminuerait de plus de 90 %, ce qui éliminerait les problèmes sanitaires qui en découlent.


Dans l’industrie, une approche analogue peut être envisagée, en tirant parti des avantages économiques que présentent l'accroissement de l'efficacité énergétique et les nouvelles solutions techniques.On estime que la simple mise en œuvre de solutions disponibles et commercialement viables pourrait permettre à l'industrie de réduire sa consommation de 4-5 % en 2030 et de 8-10 % en 2050. La part des énergies renouvelables atteindrait 30 % et des technologies novatrices contribueraient à la décarbonation de l'industrie tout en diminuant de 30 à 50 % l'intensité énergétique des processus de production."

Quelles sont les prochaines étapes ?

"Le passage à un secteur du chauffage et du refroidissement à faibles émissions de carbone nécessite un engagement de tous les acteurs concernés. Cette démarche s'inscrira dans le cadre de gouvernance économique au niveau de l'Union pour 2030 et les actions concrètes seront mises en œuvre

1. par les révisions législatives de : la directive sur l’efficacité énergétique, la directive sur la performance énergétique des bâtiments et l’initiative «Financement intelligent pour bâtiments intelligents» en 2016; la nouvelle organisation du marché de l’électricité et la proposition relative à un cadre concernant les énergies renouvelables en 2016;

2. par une série d'actions non législatives parmi lesquelles: l’élaboration d’une panoplie de mesures destinées à faciliter la rénovation des immeubles comprenant plusieurs appartements; la promotion de modèles d’efficacité énergétique éprouvés pour les bâtiments scolaires et les hôpitaux du secteur public; le développement des travaux de l'initiative de «renforcement des compétences» visant à améliorer la formation des professionnels de la construction, notamment grâce à un nouveau module destiné aux experts du secteur énergétique et aux architectes."

EUROPE : L'industrie européenne manifeste le 15 février à Bruxelles contre le dumping chinois


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5 000 travailleurs de 17 pays européens ont manifesté le 15 février dernier à Bruxelles devant les bureaux de la Commission Européenne afin d'exhorter les dirigeants de l'UE à mettre fin au dumping de la Chine et à refuser le statut d'économie de marché (SEM) à la Chine. Milan Nitzschke (photo), porte-parole d'AEGIS Europe mais également vice-président de la société SolarWorld, a déclaré : « Nous manifestons par milliers à Bruxelles aujourd'hui dans le but de transmettre un message clair aux dirigeants politiques de l'UE : Dites oui à l'emploi et à la concurrence loyale ! Dites non au Statut d'Economie de Marché (SEM) pour la Chine ! »

AEGIS Europe est une alliance représentant une trentaine de secteurs industriels européens, qui, combinés, génèrent plus de 500 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et des millions d'emplois. Les travailleurs et leaders de l'industrie participant à cette manifestation sont originaires de 17 pays européens (Autriche, Belgique, Bulgarie, République tchèque, Grèce, France, Finlande, Allemagne, Pays-Bas, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Espagne, Slovaquie, Suède et Royaume-Uni) et unis par le Manifeste européen pour un commerce libre et une concurrence loyale. 

Donner le SEM à la Chine : une Europe sans défense contre une inondations d'importations chinoises

« La Chine est déjà visée par 75% des mesures anti-dumping prises par l'UE. Cecilia Malmström, Commissaire européenne au commerce, a été submergée par de nouvelles plaintes concernant des pratiques chinoises déloyales au cours de ces dernières semaines. Tandis que des usines ferment chaque jour dans toute l'Europe, comment la Commission européenne peut-elle ouvertement parler d'accorder le SEM à la Chine ? » a commenté Milan Nitzschke.

« Les objectifs de l'UE pour 2020 incluent une diminution de 20 % des émissions de CO2, l'augmentation de l'emploi et une part du PIB imputable au secteur de la fabrication de l'ordre de 20 %. Si l'UE accordait le SEM à la Chine, ces objectifs deviendraient obsolètes. Cela laisserait l'Europe sans défense contre une inondation d'importations chinoises qui supprimeraient des emplois européens et nuiraient à l'environnement », a poursuivi Milan Nitzschke.

Un dumping dévastateur sur les panneaux solaires

Lors du lancement de son évaluation de l'impact de l'accès à l'économie de marché par la Chine, le 9 février dernier, la Commission européenne a admis que la Chine ne remplit pas les critères de l'économie de marché et que le SEM présente un risque réel pour les emplois et les investissements au sein de l'UE. Selon l'Economic Policy Institute, en octroyant prématurément et unilatéralement le SEM, l'Europe risquerait jusqu'à 3,5 millions d'emplois et 228 milliards d'euros en perte annuelle de PIB.

« Accorder le SEM à la Chine lui donnerait un permis de dumping sans restriction. Les discussions au sein de l'UE se concentrent aujourd'hui sur le dumping dévastateur que pratique la Chine sur l'acier, les panneaux solaires, les produits en céramique et la fibre de verre, entre autres. Si l'UE accordait le SEM à la Chine, nous serions rapidement confrontés à une concurrence déloyale dans de nombreux autres secteurs stratégiques européens », a conclu Milan Nitzschke.

Sunday, February 14, 2016

MALIN : Du papier, du scotch et un crayon pour produire un courant électrique



Un petit dispositif construit avec du matériel du commerce fournit suffisamment d’énergie pour allumer quelques diodes. Cette astucieuse découverte d’un postdoctorant de l’EPFL a été présentée hier à une conférence mondiale sur les micro et nano systèmes à Shanghaï.
Il est possible de produire de l’énergie avec du papier cartonné, un crayon et du scotch teflon. Une équipe de l’EPFL, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Tokyo, a mis au point, grâce à ces matériaux, un dispositif de 8 cm2 qui permet de générer une tension de plus de 3 Volt. Une manière simple, écologique et peu onéreuse de créer un courant équivalant à deux piles AA comme celles utilisées pour les télécommandes.

L’électricité statique pour le mettre en marche
Le principe de base de ce système est bien connu puisqu’il s’agit de l’électricité statique. Lorsque deux isolants comme le papier et le teflon entrent en contact, ils gagnent ou perdent des électrons.

Ce générateur d’énergie, que l’on peut réaliser soi-même, est composé de deux petites cartes de papier dont l’une des faces est recouverte de crayon papier. Ce dépôt de carbone servira d’électrode. Du teflon est appliqué sur l’autre face de l’une des cartes. Placées l’une sur l’autre, elles forment ainsi un sandwich de deux couches de carbone à l’extérieur, suivies de deux couches de papier et une de teflon. Elles sont fixées l’une sur l’autre de manière à ce qu’elles ne se touchent pas (pour le montage exact, voir le film). Dans un premier temps, le système est donc neutre.

Une simple pression du doigt sur le système fait entrer en contact les deux isolants. Une différence de charge se crée: positive pour le papier, négative pour le teflon. Lorsque les deux cartes sont à nouveau séparées, la charge est répercutée sur les zones de carbone qui servent d’électrodes. Un condensateur placé sur le circuit récupère le faible courant généré.

Afin d’accroître le rendement de son dispositif, Xiao-Sheng Zhang, postdoctorant au Laboratoire de microsystèmes de l’EPFL et à l’Université de Tokyo, a utilisé du papier de verre. Pressé fortement contre les petites cartes, il leur imprime sa surface rugueuse. Cela augmente la zone de contact. Cette astuce permet d’améliorer de 6 fois l’efficience du dispositif. En appuyant avec le doigt à une fréquence d’une fois et demie par seconde, une tension équivalant à 2 piles AA peut être libérée par le condensateur pour une courte durée de temps. C’est suffisant pour activer des micro- ou nanocapteurs qui n’ont besoin que de peu de puissance électrique pour leur fonctionnement.

Du papier, du scotch et un crayon pour produire un courant électrique

Alimenter des capteurs de papier
Entièrement constructibles avec les moyens du bord, ce genre de dispositif pourrait avoir un bel avenir devant lui. Les recherches sur l’utilisation de l’électricité statique dans le but de générer de l’énergie, regroupées sous le nom de «TENG pour tribo-electric nanogenerator», ont débuté en 2012. «Celui que nous avons mis au point dans le cadre de ce projet européen est le premier à utiliser des matériaux naturels, compatibles avec l’environnement et d’utilisation courante, souligne Jürgen Brugger, professeur au Laboratoire de microsystèmes.» Cela permet d’envisager des applications par exemple dans le domaine médical. Des capteurs ultra low cost en papier pour divers diagnostics, particulièrement pratiques pour le tiers monde, sont d’ores et déjà expérimentés.
Ce système de papier pourrait constituer l’étape suivante puisqu’il permettrait de se passer de batteries traditionnelles pour les alimenter. Ils ont de plus l’avantage de ne produire aucun déchet puisqu’il suffit de les incinérer, ou de les laisser se décomposer par dégradation naturelle.

La conférence IEEE-MEMS, durant laquelle vient d’être présenté ce système, est le plus important congrès mondial dans le domaine des nano et micro systèmes.

MONDE : "Très forte augmentation des transactions" en 2015

Image result for PwC « Power and Renewables Deals » 2016

D'après l'étude annuelle de PwC « Power and Renewables Deals », les transactions réalisées en 2015 dans les énergies renouvelables ont pratiquement doublé en valeur pour atteindre un montant total de 55,3 milliards de dollars pour 524 opérations (contre 28,3 milliards en 2014 pour 483 opérations en 2014).
Cette forte augmentation en 2015 des opérations de fusions-acquisitions dans les énergies renouvelables représente en valeur +95% et en volume +8% des transactinos dans ce secteur. Dans le même temps, l'ensemble des opérations dans le secteur de l'énergie a diminué de 16% en valeur, passant de 236,2 milliards de dollars en 2014 à 199 milliards en 2015, et de 5% en volume.

Malgré la conjoncture défavorable aux opérations dans le secteur compte tenu des prix de l'énergie, les experts de PwC s'attendent à voir perdurer cette dynamique en 2016, tirée par les énergies renouvelables et la zone Asie Pacifique.

Pour Pascale Jean, Associée Responsable du secteur Énergie chez PwC : « La dynamique des transactions dans le secteur de l'énergie, notamment en Europe et en Amérique latine, résulte des énergies renouvelables. Ce niveau d'activité atteste que la transition énergétique est en cours au niveau mondial. »

La part des énergies renouvelables dans les transactions du secteur de l'énergie a fortement progressé en 2015 Au-delà de la forte progression en valeur et dans une moindre mesure en volume sur 2015, la progression de la part des énergies renouvelables dans le marché des transactions du secteur de l'énergie est passée de 12% en 2014 à 28% en 2015, marquant une rupture avec les 4 années précédentes.

Toutes les régions du monde ont pris le tournant des énergies renouvelables.

Ainsi la valeur des transactions réalisées dans ce secteur a pratiquement doublé en un an en Europe, passant de 9,1 milliards de dollars en 2014 à 17,5 milliards en 2015. De même, elle a plus que doublé en Asie Pacifique et pratiquement triplé en Amérique centrale et du Sud. En Amérique du Nord, elle a progressé de 18%.

Pascale Jean, Associée Responsable du secteur Énergie chez PwC, explique : « L'échéance de la COP21 a accéléré la prise de conscience des acteurs majeurs du secteur de l'énergie. Ces acteurs ont dans leur grande majorité mis en place des stratégies de décarbonisation, impliquant la recomposition de leurs portefeuilles de production. »


Le rééquilibrage géographique des transactions en valeur s'est effectué au profit de l'Asie Pacifique
En termes de volume d'opérations réalisées sur l'année 2015, l'Europe et l'Asie Pacifique ont dominé le marché des transactions dans le secteur de l'énergie et des énergies renouvelables. Les acheteurs asiatiques sont les plus actifs avec 32% des transactions totales qui leur reviennent ; les entreprises européennes demeurent, quant à elles, les cibles les plus plébiscitées.
En valeur, l'Amérique du nord demeure la zone la plus dynamique, malgré un fort recul du poids de ses transactions, notamment dans le secteur du gaz. En 2015, les acheteurs américains n'ont réalisé que 49% des transactions totales, contre 69% en 2014, année marquée par des méga-transactions entre acteurs américains.

Ce recul a bénéficié aux acteurs de la zone Asie Pacifique, dont le marché est celui qui a le plus fortement progressé cette année : la valeur totale des fusions-acquisitions dont la cible est une entreprise asiatique est passée de 24,7 milliards en 2014 à 66,6 milliards de dollars en 2015, représentant respectivement 10% et 33% des transactions totales.

Selon Éric Douheret, Associé Responsable Transactions pour le secteur Énergie chez PwC : «Le rééquilibrage des transactions entre les régions annoncé dans l'étude ‘PwC Power and Renewables Deals 2014' est en cours. La progression des transactions est forte en valeur sur la zone Asie Pacifique et sur la zone des Etats-Unis dominant le marché (plus de 70% des transactions au total). L'Europe reste cependant une zone active en volume en 2015 au même niveau qu'en 2014, confirmant cependant la baisse en valeur déjà observée en 2014. »
 Energies renouvelables: "Très forte augmentation des transactions" en 2015

L'année 2016 devrait poursuivre sur cette dynamique avec une activité plus forte en Europe

Les experts de PwC identifient plusieurs facteurs susceptibles de contribuer à un important flux d'opérations, notamment dans le secteur des énergies renouvelables en 2016 :

- la poursuite des restructurations ;
- un bon stock de ventes en cours en Europe ;
- la multiplication des opérations des entreprises chinoises à l'étranger ;
- la consolidation des entreprises de capitalisation moyenne aux États-Unis ;
- la poursuite de la dynamique des opérations dans le secteur des énergies renouvelables ;
- mais aussi, l'intérêt des rendements constants des actifs régulés - notamment renouvelables pour les acheteurs potentiels.

Cette dynamique devrait s'observer dans les marchés de croissance – notamment la Chine et l'Inde – mais aussi sur des marchés plus matures, tels que l'Europe.

Éric Douheret, Associé Responsable Transactions pour le secteur Énergie chez PwC, explique : « Nous nous attendons à une année active pour les fusions-acquisitions en Europe. Plusieurs opérations importantes sont déjà en cours et il y a de bonnes chances que d'autres suivent. En France, un important programme de cessions d'actifs de l'ordre de 6 milliards d'euros sur 2016 est annoncé par la presse chez EDF, tandis qu'en Allemagne, le fournisseur RWE prévoit de procéder à une grande restructuration en 2016. »

L'étude met également en lumière plusieurs autres facteurs favorables aux fusions-acquisitions dans le secteur mondial de l'énergie et des énergies renouvelables pour l'année à venir :

♦ Les alliances stratégiques entre fournisseurs d'énergie et partenaires extérieurs, notamment entre des fonds souverains et des entreprises d'autres secteurs, deviennent la voie royale pour le développement de la croissance internationale et l'innovation technologique.
♦ Les avancées en matière de technologie et de stockage de l'énergie favorisent les opérations de plus petite envergure ainsi que les partenariats hors fusions-acquisitions.

Saturday, February 6, 2016

FRANCE : Cachez ce CO2 que je ne saurais voir !


Un monde qui carbure à 100% aux énergies renouvelables ? La Conférence de Paris sur le climat va peut-être servir de catalyseur, selon Lyesse Laloui. Mais en attendant, le chercheur de l'EPFL préconise d'enfouir nos émissions de CO2.

La Conférence des Nations Unies s'est conclue sur un accord prometteur pour réduire notre impact sur le climat, ratifié par les 190 pays participants. Reste à savoir comment leurs engagements ambitieux pourront être respectés. La technologie fait bien entendu partie de la solution.

Parmi les concepts les plus matures et éprouvés, la séquestration souterraine des gaz à effet de serre. Selon Lyesse Laloui, directeur de la chaire Petrosvibri du gaz naturel à l'EPFL, ces développements pourraient jouer un rôle crucial dans la période de transition qui s'annonce, avant que le renouvelable ne devienne la règle. Enterrer nos émissions de CO2, en attendant d'être capable de ne plus en émettre ? C'est l'idée que défend l'expert en géo-ingénierie.

Les décisions prises dans le cadre de la Conférence mondiale sur le climat pourraient-elles donner un coup d'accélérateur aux technologies de séquestration du CO2 ?

Mon premier constat, général et positif, c'est qu'il y a aujourd'hui unanimité sur le fait qu'il y a bien un réchauffement climatique, et qu'en conséquence il faut faire quelque chose avec le carbone. Vis-à-vis de mon activité, ce consensus crée l'opportunité. Nous travaillons sur une solution parmi d'autres, mais qui rentre parfaitement dans le cadre des engagements pris.

Quel rôle la séquestration du CO2 pourrait-elle jouer à l'avenir ?

C'est la seule technologie actuelle à même de pallier l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère. Plus de 70 projets en on largement démontré la faisabilité. Depuis une quinzaine d'années, les grands projets industriels en cours séquestrent sous terre environ 1 million de tonnes d'oxyde de carbone par an. Et contrairement à l'extraction d'hydrocarbures, le stockage de CO2 peut se faire n'importe où dans le monde.

Pourtant, l'ampleur de l'utilisation de cette technologie n'est pas à la mesure de sa maturité. Comment expliquer qu'on n'ait pas plus recours à la séquestration ?

Actuellement, les freins sont surtout financiers. Capturer et séquestrer une tonne de CO2 coûte autour de 60-70 euros. Mais pour seulement 10 euros, vous pouvez acheter des certificats sur le marché de la communauté européenne qui vous permet d'émettre le même volume. Comme on n'arrive plus à baisser significativement le prix du captage et de séquestration du CO2, il faudra qu'il y ait soit une forte volonté politique, soit une augmentation du prix des certificats d'émissions.

Précisément, la volonté politique s'est exprimée, en Suisse notamment, avec l'arrêt programmé des centrales nucléaires. La séquestration pourrait-elle jouer un rôle pour faciliter la transition ? 

En attendant que les énergies renouvelables puissent combler les lacunes, nous aurons une plage de temps où nous n'aurons pas suffisamment d'énergie indigène. On envisage donc d'utiliser les centrales thermiques à gaz pour produire de l'électricité, ce qui signifie plus d'émissions de CO2. La législation suisse exige que 100% de ces émissions soient compensées dont 70% en Suisse. On pourrait donc imaginer déployer les systèmes de captage et de séquestration de CO2 directement à côté des centrales thermiques à gaz, ce qui serait une solution efficace pour cette période transitoire.

Cette option est-elle sérieusement considérée par les autorités suisses ? 

Pour l'instant, il n'y a pas de plan effectif pour avancer dans cette direction. Avec le soutien de l'Office Fédéral de l'Energie, on travaille actuellement sur la détermination des sites potentiels où développer un site pilote, afin de faire des tests en grandeur nature – 5 à 10'000 tonnes de CO2 par an – et démontrer la faisabilité en suisse. Mais on est loin de savoir comment et à quel rythme cela sera développé.

Au niveau technique, comment la technologie fonctionne-t-elle ?

Il y a trois étapes. Le CO2 doit d'abord être capturé à partir d'une source d'émission. Ensuite, il doit être concentré et transporté au site de stockage. Et ensuite vient l'étape de séquestration proprement dite. Pour cela, on profite d'une particularité du CO2: lorsqu'il est injecté à grande profondeur, avec des températures et pressions suffisamment élevées, il passe à un état dit supercritique. Dans cet état, il occupe 500 fois moins de volume que dans son état gazeux !

Cette technologie présente-t-elle des risques ?

Comme toute activité humaine, il y a des risques à court et long terme. Dans le premier cas c'est surtout lié à la pression d'injection du CO2. Par exemple l'activation de failles, à travers lesquelles il pourrait avoir des fuites, ou le déclenchement de petits séismes. On maitrise ces risques en comprenant bien les mécanismes physiques liés à ces processus, et en développant des outils de prédiction. A plus long terme, il y a le risque que le CO2 supercritique, fortement acide, déstabilise les couches géologiques qui garantissent l'étanchéité du stockage. Mais nous avons des solutions scientifiques pour éviter ces cas, au niveau de monitoring en temps réel, en dimensionnant convenablement les projets.

Ce sont d'ailleurs ces dernières thématiques qui font l'objet de l'essentiel de votre travail. 

En effet.

Par exemple, on étudie l'impact du CO2 supercritique sur les roches-réservoirs dans lesquels on l'injecte, que ce soit au niveau de la perméabilité ou de la résistance du matériau. Ensuite on regarde aussi son impact sur le «cap-rock», soit la couche géologique qui garantit l'étanchéité. Dans les deux cas, on étudie comment les roches réagissent au contact avec un fluide acide. Nous sommes parmi les seules équipes au monde capables de faire ce travail en laboratoire. Pour ce faire, nous avons développé des équipements qui permettent de reproduire les véritables conditions qui règnent à des profondeurs allant jusqu'à 7 kilomètres. Dans le cadre d'un autre projet, on a développé des outils de prédiction et de dimensionnement des ouvrages liés à la séquestration de CO2. Ces outils nous permettent de prédire le comportement des roches sur plusieurs années suite à l'injection du gaz.

Source : Enerzine

FRANCE : Electricité renouvelable ,18,7% de la consommation électrique en France en 2015


Après une année 2014 marquée par la reprise du raccordement des installations éoliennes et solaires, l’année 2015 confirme que ces deux filières contribuent le plus à la croissance des énergies renouvelables électriques.

En 2015, les énergies renouvelables (EnR) représentent 18,7 % de la consommation électrique. 

Cette dynamique est notamment liée aux mesures de simplification des procédures administratives encadrant leur développement et à la sécurisation du cadre tarifaire. Cumulant un parc de plus de 16 500 MW, le solaire photovoltaïque et l’éolien représentent désormais 37,8 % des capacités de production d’énergies renouvelables électriques en France métropolitaine. Toutes filières confondues, la croissance du parc renouvelable est de 2 000 MW, ce qui porte sa puissance à plus de 43 600 MW au 31 décembre 2015.

Le parc éolien français s’élève à 10 312 MW, avec 999 MW supplémentaires raccordés aux réseaux en 2015, soit une progression de 10,7 % en un an. Avec une production de 21,1 TWh, en augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente, l’énergie éolienne couvre, en 2015, 4,5 % de la consommation électrique française.

La puissance des installations solaires photovoltaïques raccordées au 31 décembre 2015 s’élève à 6 191 MW. Avec 895 nouveaux MW, le parc progresse de 17 %. Le solaire photovoltaïque produit 7,4 TWh, soit une hausse de 25 % par rapport à 2014. Cette production représente aujourd’hui 1,6 % de la consommation électrique française.

Le parc de la filière bioénergies électriques est de 1 703 MW. Il se compose d’installations fonctionnant à partir de déchets ménagers, de biogaz, de bois-énergie et autres biocombustibles renouvelables, ainsi que de déchets de papeterie. La production renouvelable de la filière bioénergies au 31 décembre 2015 s’élève à 5,9 TWh, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente. Elle représente 1,3 % de notre consommation électrique.

Composé de 25 421 MW, le parc hydraulique reste stable. Toutefois, avec une production de 53,9 TWh, le niveau de la production hydraulique renouvelable diminue de 14 % par rapport à 2014, l’une des trois années de la décennie durant lesquelles l’hydroélectricité a le plus produit. En 2015, elle a représenté 11,4 % de la consommation électrique française.

Pour répondre aux objectifs de la transition énergétique, de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix électrique en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de la production d’électricité renouvelable tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique.

La mise en place de schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR), dont sont dotées désormais toutes les régions métropolitaines, assure une visibilité à long terme des capacités d’accueil spécifiquement réservées aux énergies renouvelables. Réalisés par RTE en lien avec ERDF, l’ensemble des gestionnaires de réseaux de distribution et en concertation avec les acteurs concernés, ces schémas permettent d’optimiser le développement des réseaux et de mutualiser les coûts de raccordement. Compte-tenu de l’essor des énergies renouvelables, le schéma de la Région Champagne Ardenne a déjà été révisé et d’autres sont en passe de l’être.

Le Panorama de l’électricité renouvelable est élaboré par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), ERDF et l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF).

Télécharger le Panorama de l'électricité renouvelable : ici (.pdf)

CAMEROUN : Générale du Solaire construira une première centrale solaire de 20 MW

Basile Atangana Kouna Cameroun

Le ministre camerounais de l’Energie, Basile Atangana Kouna (photo), des responsables de la société française Générale du solaire et du fonds d’investissement Arborescence Capital, ont signé le 6 janvier 2016 à Yaoundé, un protocole d’accord portant sur le financement, la construction et l’exploitation de centrales solaires dans les régions de l'Adamaoua, du Nord, de l'Extrême-Nord, du Centre et du Sud-Ouest, pour une puissance globale de 300 MW.

La première centrale photovoltaïque de ce programme d’investissements sera construite dans la région de l’Adamaoua, dans le septentrion camerounais, partie du pays dans laquelle le niveau d’ensoleillement est le plus élevé (5,8 kWh/m2/jour, contre 4 kWh/m2/jour seulement pour la partie Sud). D’une capacité de production de 20 MWc, cette infrastructure énergétique coûtera 18 milliards de francs Cfa (27 M€) et créera 50 emplois directs.

L’infrastructure annoncée «permettra de produire 32 GWh d’électricité par an sans la moindre émission de CO2, correspondant à la consommation de plus de 100 000 foyers camerounais. Sa production sera parfaitement complémentaire de celle du barrage de Lagdo, qui assure aujourd’hui l’essentiel de la fourniture électrique de la région. Le pic de production solaire coïncide en effet précisément avec les périodes de faible disponibilité de la ressource hydroélectrique», apprend-on dans un communiqué officiel.

La Générale du Solaire et Arborescence Capital devraient démarrer les travaux de construction, qui dureront six mois, après la signature du contrat de vente de l’électricité avec Eneo, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, qui a affirmé l’année dernière son intérêt pour le solaire.

Source : Tecsol 

JORDANIE : Les trackers d’Exosun sélectionnés par Phoenix Solar pour équiper 3 centrales solaires de 11 MWc

Exosun_solar_tracker_ExotrackHZ

Exosun, fournisseur mondial de solutions de suivi solaire innovantes et compétitives pour les grandes centrales photovoltaïques (PV) au sol, a été sélectionné par Phoenix Solar, un intégrateur de systèmes photovoltaïques international, et son partenaire Millennium Energy Industries, pour équiper trois centrales PV de 11 MWc au total en Jordanie avec ses trackers solaires. Ce projet, le plus grand du secteur privé en Jordanie, sera une vitrine importante pour Exosun au Moyen Orient. 

Installées sur un terrain désertique, les trois centrales seront équipées de trackers solaires horizontaux à un axe, Exotrack®HZ, qui orienteront 35.302 modules polycristallins face au soleil du matin au soir, permettant ainsi d'augmenter considérablement leur production énergétique. Les centrales PV alimenteront les hôtels Sheraton et Marriott à Amman et l'hôtel Marriott Dead Sea avec 100% de leurs besoins en électricité. En adoptant cette approche verte innovante, les hôtels économiseront 10,7 millions de kilos d'émissions de CO2 par an.

Phoenix Solar est en charge de l'ingénierie, de l'approvisionnement et de la gestion du projet, tandis que Millennium Energy Industries est responsable des travaux de construction. Phoenix Solar sera également chargé de l'exploitation et de la maintenance des trois centrales. En plus de la fourniture et de la mise en service des trackers, Exosun accompagnera son client durant toute la phase de construction en assurant des services de support à l'installation sur site.

Les centrales seront construites dans les régions de Mwaqqar et Damikhi/Qatraneh et respectivement connectées aux réseaux électriques de ' Jordan Electric Power Co, plc' et de 'Electric Distribution Company, plc', à travers le système « Power Wheeling ». Cette approche innovante permet de produire de l'électricité dans un lieu éloigné du site de consommation et fait partie du cadre réglementaire pour les énergies renouvelables mis en place en Jordanie. 

« Nous sommes fiers d'être sélectionnés par Phoenix Solar, un EPC international renommé de centrales photovoltaïques, pour ce projet novateur », a commenté Frédéric Conchy, Président d'Exosun. « Installés sur un terrain désertique, ce projet sera une vitrine importante pour Exosun en Jordanie et au Moyen Orient afin de démontrer à nouveau la fiabilité et l'efficience de notre technologie de suivi solaire. » 

« Nous sommes ravis de collaborer avec Exosun sur ce projet photovoltaïque majeur. Après avoir effectué un processus de sélection, nous avons conclu que les trackers d'Exosun étaient de qualité supérieure. La technologie Exotrack HZ est compétitive, robuste et facile à installer et nous aidera à accroître la performance des centrales de notre client », a déclaré Klaus Friedl, SVP Projects, Head Middle East, Phoenix Solar. « Exosun fournira des services de support à l'installation sur site et nous avons également apprécié la proactivité de l'équipe d'ingénierie. »

Source : Tecsol

FRANCE : Trophées de l'Ascenseur, Otis et son ascenseur solaire récompensés




Les ascenseurs solaire installés par Otis dans le cadre du projet de logements sociaux Les Bourderies à Rezé ont été récompensés lors de la remise des premiers Trophées de l'Ascenseur organisés par la Fédération des Ascenseurs, le 12 janvier dernier, dans la catégorie «développement durable ».

Le projet du contractant Idefia de construction de logements d'habitat social à énergie positive dans la banlieue de Nantes, gérés par le bailleur Atlantique Habitations, soulevait l'enjeu de la consommation énergétique du secteur résidentiel, qui représente près de 18% des émissions nationales de gaz à effet de serre (Observatoire du MEDEE). L'ascenseur solaire d'Otis, le Gen2®Switch a répondu à ces nouveaux enjeux, grâce à un système unique en France alimenté par des panneaux photovoltaïques, permettant une autonomie énergétique à hauteur de 80% de son utilisation annuelle. 

« Nous sommes fiers d'avoir été récompensés pour ce projet innovant, qui est en phase avec les enjeux d'économies d'énergie auxquels sont confrontés les programmes immobiliers » a annoncé Geoffroy Durandet vice-président et directeur général d'Otis France. « Ce prix vient récompenser le travail de toutes nos équipes en faveur de bâtiments toujours plus intelligents : des lieux de vie qui intègrent le meilleur de la technologie, une réflexion sur leur usage par les habitants et bien sûrune exigence élevée sur leur efficacité énergétique ».

L'ascenseur Gen2 Switch peut également être couplé avec d'autres sources d'énergie alternatives, comme les éoliennes. En outre, il est conçu pour continuer à fonctionner lors de pannes de courant, grâce à son système de batterie. 

L'alimentation recharge en effet un lot de batteries, qui en retour alimente le moteur de l'ascenseur. En cas de défaut d'alimentation, le lot de batteries continue de faire fonctionner l'ascenseur jusqu'à 100 voyages dans un immeuble de huit étages, éliminant ainsi les inconvénients d'une coupure de courant. Le système d'entrainement régénératif permet aussi de retrouver l'énergie créée par l'ascenseur et de le redistribuer aux batteries. 

La société Idefia a travaillé avec l'architecte Urbanmakers et le bureau d'étude thermique TUAL, pour optimiser la consommation d'énergie dans l'ensemble de ces logements. Sylvia Pinel, Ministre du Logement, de l'Egalité des territoires et de la Ruralité a visité le site en avril.

* Otis, numéro un mondial en matière de fabrication, d'installation et de maintenance d'ascenseurs, d'escalators, de trottoirs roulants et de systèmes de transport horizontal, fait partie d'United Technologies.